Jeudi 10 janvier 2008
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20:33
C'est un étrange phénomène : à chaque fois qu'un obstacle se dresse devant moi, je fais en sorte de tous foutre en l'air moi meme. Je commence à me connaitre alors j'essaie de lutter,
mais c'est plus facile à dire qu'à faire.
Pfff, je ne sais plus qui disait que l'on est son plus grand ennemi mais c'est bien vrai, j'en mesure toute la pertinence à mes dépends...
Alors voilà, pour noyer mon dépit je me suis passée au Monop' m'acheter une bouteille de délicieux Pinot noir que je m'apprete à déguster en écoutant le dernier album de Gotan Project que j'ai
acheté hier. Oui, je sais, c'est peut etre l'alcoolisme qui commence, mais pour l'instant je m'en fout ! I have to get Romain out of my mind...
Nous nous sommes rencontré par le biais d'internet (mmh, mmh), une nuit en octobre puis une autre lundi soir mais ce garçon il me fait tourner la tete bien plus qu'il ne faudrait : un regard
noir, une peau finement grainée, un corps de statue grecque, une voix grave et éraillée, un esprit aventureux, de l'ambition, de l'intelligence, de l'humour...J'y pense bien plus que je ne devrais,
d'autant que je sens bien qu'aucune réciprocité n'est possible et que je ne sais que trop que je ne suis qu'un numéro dans une longue liste de filles avec qui il partage ses nuits. Ca d'ailleurs,
ça me blesse profondément dans mon orgueil, je n'ai pas l'habitude de laisser aussi indifférent, ça n'est pas que je sois excessivement présomptueuse c'est juste que je dois manquer d'expérience
dans ce que l'on appelle vulgairement "les plans cul". Dans mes plans cul à moi, il y a toujours eu une étincelle, une passion éphémère... Mais bien sur, avec romain rien de tel : je me damnerais
pour voir cette passion dans ses yeux. Mmmh, plus j'écris, plus de me dis que décidemment je suis assez obsessionelle comme fille, mais que voulez vous, je suis comme ca je ne sais rien faire sans
passion, c'est bien ca mon drame d'ailleurs. Je n'aurais probablement de ses nouvelles que dans quelques semaines, voir quelques mois, il va falloir que je me désintoxique, cette drogue est
pourtant si douce. Quand je suis partie de chez lui, mardi matin, j'ai ressenti ce que je n'avais plus ressentis depuis si longtemps : cette sensation que le monde nous appartient, un bien etre
indicible, la sensation que rien ne viendra perturber cette serennité. Certes, la chute n'en est que plus violente (comme en témoigne mon précédent billet, d'ailleurs) mais dieu que ca en vaut la
peine! et putain, qu'est ce que ca m'a manqué ! Me sentir vivante, furieusement sexy et sure de moi, libre, libre et libre... Ca m'a tellement manqué durant ces longs mois d'agir sur un coup de
tete, les imprévus, les fulgurances, la passion et le sexe bordel ! Mmh, sa peau contre la mienne, la chaleur de son corps... Ce mec me passionne!
Plus j'y pense et cela chasse les idées noires que j'ai pu avoir ces derniers jours : certes, c'est difficile de vivre parfois mais lorsque survient quelque chose d'innatendu et d'agréable, alors
que c'est bon de vivre. A vrai dire, ce qui m'emmerde le plus c'est tous ces jours/ mois où il ne se passe rien, et où les jours se suivent et se ressemblent, alors je me sens morte à
l'intérieur. Je hais la routine. La douleur ou le bonheur, tout mais pas cette morne et plate routine...